JOUR APRES JOUR
ITALIANO
L'AMI ROLAND
UN BEBE COMME TOI
VOUS LES PUISSANTS
ARRETEZ TOUT
JOUR APRES JOUR
L'ETERNITE
LE TEMPS D'UNE DANSE
 


Je me souviendrais toute ma vie
De ce jour où tu m'as remis
A ces gens qui ne savaient pas
Et qui voulaient me mettre au pas
Si tu avais lu dans mes yeux
On serait parti tous les deux
Tu as fui sans te retourner
Et moi, et bien moi j'ai pleuré
Je pensais, elle ne m’aime plus
Pendant trois ans j'ai attendu
Sais tu ce que j'ai ressenti
Dix ans c'était encore petit
Bien sûr au bout de quelques temps
Je m’habituais évidemment
Je croyais que c’était normal
Même si cela me faisait mal.


Et j'attendais jour après jour
Que l'on me donne un peu d'amour
Et comme personne ne donnait rien
Je me disais c’est pour demain
Mais c'est très long pour un enfant
Ces moments passent très lentement


Pourtant je n'étais pas méchant
Peut-être un peu trop turbulent
Je voulais qu’on s’occupe de moi
Qu’on me comprenne, que l’on me voit
J'avais besoin d’un peu d'amour
Mais c'était pas au goût du jour
Et pendant toutes ces années
J'ai eu du mal à exister
Je ne comprenais toujours pas
Pourquoi tu m'avais placé là
Mais je gardais toujours l'espoir
De m'évader pour te revoir
Et puis un jour j'ai réussi
A m’enfuir de ce lieu maudit
Et quand tu m'as vu arriver
Toi et moi nous avons pleuré


J'étais heureux de te revoir
Tu étais là matin et soir
Je pouvais vivre à tes côtés
Enfin être aimé, exister
Ne plus me poser de questions
Et puis entrevoir l'horizon


Même si je ne peux oublier
J’ai toujours su te pardonner
Je t'aimais trop pour t'en vouloir
Pour moi tu étais mon espoir
Pendant quinze ans tu m’as donné
La vie dont j’avais tant rêvé
Bien sur nous eûmes des différents
Ca n'a jamais été méchant
On s'aimait trop pour se faire mal
Notre amour n'était pas banal
Mais le temps nous a rattrapé
Jaloux de notre complicité
Et puis un soir de novembre
Tu m'as dit d’une voix très tendre
Surtout fais attention à toi
Je vais dormir rentre chez toi

Gilbert Musetti